QUELS ACIDES GRAS POUR LES PERSONNES CONCERNÉES PAR LA NEUROBORRÉLIOSE  ?

May 7, 2019

 

 

 

LES GRAISSES : BÉNÉFIQUES OU DANGEREUSES POUR LA SANTÉ ?

 

Les acides gras sont essentiels à la vie. 56% du poids du corps humain est constitué de corps gras. Notre cerveau et nos nerfs sont constitués de corps gras. Pour renouveler notre corps, nos cellules passent donc par une consommation non-négligeable de graisses. Elles sont une source d’énergie importante. 

Il y a eu durant longtemps une campagne de désinformation autour des graisses. On nous a martelé un peu partout que ce qui est gras est mauvais pour notre santé, au point d’ancrer très profondément cette idée dans l’imaginaire collectif. Cette diabolisation est-elle justifiée ? Non. Le problème ce sont les mauvaises graisses. On nous vante également les bienfaits des huiles végétales à volonté́. Cette propagande est-elle véritablement bienfaitrice et sans danger? Non plus.  Comme toujours, il faut savoir nuancer et relativiser. Notre corps à besoin de bonnes graisses, végétales et animales, et dans des proportions adaptées à notre métabolisme. 

Les graisses sont une excellente source de carburant pour le système nerveux en favorisant la création des neurotransmetteurs et la réparation de la myéline nerveuse. Elles apportent une sensation de satiété et calme les envies de sucre. Par ailleurs, le corps brule beaucoup plus lentement les bonnes graisses que les sucres ce qui permet de stabiliser les taux de glycémie. Elles favorisent ainsi la perte de poids et participent à l'équilibre hormonal (les hormones sont synthétisées à partir de corps gras). Elles lubrifient l'intestin ce qui aide en cas de constipation et permettent d’avoir une peau saine, des ongles solides et de beaux cheveux.

De surcroit, on sait que les lipides transportent les vitamines liposolubles dont nous avons tant besoin : les vitamines A, D, E et K, connues pour diminuer le risque de cancer[1], de maladies cardiovasculaires[2],[3]et de diabètes[4],[5].   

 

 

 

CLASSIFICATION DES ACIDES GRAS 

 

Il existe quatre familles de graisses :

 

  • Les graisses saturées : elles comprennent l'huile de coco et les graisses issus de produits animaliers (œufs, viande, beurre, lard, suif). Elles ont longtemps été portées responsables de nombreux troubles cardiovasculaires. En réalité, ni les études épidémiologiques, ni les études d’intervention n’ont permis de juger les acides gras saturés coupables dans la contraction des maladies cardiovasculaires[6][7]. Plusieurs méta-analyses récentes ont d’ailleurs conclu à l’absence de toute relation entre les graisses saturées et les maladies des artères[8][9]. Au contraire, on sait aujourd'hui qu'elles entrainent une augmentation du HDL (c'est à dire du bon cholestérol), qu'elles sont stables (c'est à dire qu'elles ne s'oxydent pas), et que notre corps stocke nos réserves d’énergie sous forme d’acide palmitique (soit un acide gras saturé).

 

  • Les graisses mono-insaturées, ou oméga 9 : Les acides gras mono-insaturés se retrouvent en grande quantité dans l'huile d'olivebio vierge extra ou de macadamia, l’avocat, l’huile de tournesol oléique (à ne pas confondre avec l’huile de tournesol classique), l’huile de colza, d’arachide, la graisse d’oie, de canard, de palme, les viandes et poissons gras, les charcuteries, mais également dans les oléagineux (amandes, noix de macadamia, noisettes, noix du Brésil, noix de pécan).

 

  • Les graisses polyinsaturées : Elles sont divisées en deux catégories :

    • Les oméga-6 qui se trouvent facilement : ils se trouvent dans certaines huiles végétales (maïs, chanvre, tournesol, pépins de raisin, carthame) et dans plusieurs aliments (viandes, œufs, porc)

    • Les oméga 3 qui sont plus rares : ils se trouvent dans l'huile de canola (colza) et dans certains aliments comme les noix, le soja, les graines de lin et dans certains poissons comme le saumon, le thon et les sardines. Ils permettent également de diminuer le taux de LDL et réduisent l’agrégation des plaquettes sanguines donc la formation des caillots sanguins. Ils adoucissent la peau, régulent la tension artérielle, diminuent la viscosité du sang, améliorent la réponse immunitaire, préviennent les troubles cardiaques, permettent l’élasticité des vaisseaux, préviennent les accidents vasculaires cérébraux, réduisent l’agrégation des plaquettes sanguines, favorisent les réactions immunitaires et anti-inflammatoires, font parties de la formation de toutes les membranes cellulaires Les acides gras Oméga-3 jouent un rôle essentiel dans la protection de l'organisme (et plus particulièrement du cerveau) mais aussi au niveau de l'équilibre émotionnel. C'est un remède incontournable en cas de neuroborréliose.    

 

  • Les graisses trans : La plupart des gras trans sont des huiles végétales auxquelles a été ajouté de l'hydrogène pour les rendre solides.Il s'agit d'un acide gras oxydé d’usine, c’est-à-dire ranci, mais sans l’odeur. Ce procédé est très utilisé industriellement car il rehausse la saveur des aliments et augmente leur durée de conservation. Les produits de boulangerie préemballés (muffins, croissants…), les aliments frits renferment souvent des gras trans.

 

 

MES RECOMMANDATIONS POUR LES PERSONNES SOUFFRANT DE SYNDROMES INFECTIEUX MULTI SYSTÉMIQUES 

 

Pour les personnes atteintes de la maladie de lyme, l’importance des bonnes graisses se trouve confirmée, et même renforcée puisque la borrelia se nourrit des différents corps gras qui entourent nos organes, nos nerfs et nos muscles et qui nourrissent nos neurotransmetteurs. D'où l'apparition, en cas de neuroborréliose, de taches blanches au cerveau à l'imagerie médicale, de douleurs aux nerfs et de troubles psychiques (dépression, anxiété) et neurodégénératifs (Maladie de Parkinson et Alzheimer précoces). 

 

Je vous conseille d’augmenter votre consommation d'acides gras essentiels oméga-3 (poissons gras, noix, huile de lin, de bourrache, d'onagre). Privilégiez les poissons gras qui sont bien mieux assimilés que les huiles végétales, et choisissez de préférence ceux qui sont situés au début de la chaîne alimentaire (les « petits » poissons : maquereaux, sardines, anchois, harengs) car ils sont moins pollués en mercure 

Si vous vous supplémentez, il est important de différencier la dose d’Oméga 3 de la dose d’huile de poisson. Lisez attentivement les étiquettes afin de ne pas être trompé par les doses inscrites. Pour un produit haut de gamme : une capsule de 1000 mg d‘huile doit fournir un total de 600 mg d’Oméga 3. Une capsule de 500mg doit fournir 300 mg d'omega 3. Avec un produit bas de gamme, pour une capsule de 1000mg vous n’obtenez que 300 ou 400mg d’Oméga 3.  Il est généralement préférable de consommer les Omégas 3 au tout début du repas.   Il est conseillé de prendre des OMEGA 3 portant le LABEL EPAX qui garantit que l'huile de poisson est exempte de métaux lourds. 

Certains chercheurs mettent en garde contre la fiabilité du label EPAX qui n’assurerait pas une exemption totale de mercure. Dans le doute, je préfère toujours conseiller à mes consultants une supplémentation en Oméga 3 de Krill. Le krill est le nom générique (d’origine norvégienne) de petites crevettes des eaux froides, de l'ordre des euphausiacés. De par leur petite taille, ces crevettes sont en majeure partie exempte de mercure.  L’huile de krill comporte également de l’astaxanthine, puissant anti-oxydant, capable de neutraliser l’action néfaste des radicaux libres.  

 

Concernant les graisses saturées, je conseille de limiter certains acides gras saturés (charcuterie grasse telle que rillettes, saucisses, saucissons, rosette, etc.), afin de privilégier ceux qui semblent plus intéressants, comme la noix de coco ou l'huile de noix de coco vierge, pour la teneur en acide laurique - possède des propriétés digestives, immunitaires, anti-fongiques anti-virales et anti-bactériennes. L’acide laurique attaque en effet les virus et les bactériesen détruisant la couche lipidique (« lipid coating ») qui les entourent, ce qui entraine la désintégration de leur paroi cellulaire et donc leurs morts. Les bactéries et virus ont en effet une enveloppe extérieure lipidique qui leur permet de migrer et de pénétrer les cellules. L’acide laurique a la même enveloppe. Du coup, il absorbe celle des virus qui se retrouvent à nus, amorphes et morts.  Il a également une action prouvée in vitro contre la borrelioses de lyme et ses biofilms (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26457476)

 

Vous devriez également diminuer votre consommation d’oméga-6 et bannir l’huile de tournesol, de soja, de maïs, de pépins de raisin ou de carthame. Alors que les oméga-3 et les oméga-6 sont tous deux nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme, avec l'industrialisation de l'alimentation, la consommation d'oméga-6 a tendance à être excessive par rapport à celle d'oméga-3. C'est pourquoi une attention particulière doit être mise à consommer des aliments qui contiennent des oméga-3. Le déséquilibre entre ces deux types de gras polyinsaturés favoriserait l'inflammation chroniques et donc le développement de maladies chroniques. En termes de santé, tout est toujours question d’équilibre : équilibre oméga 3/oméga 6, équilibre TH1/TH2, équilibre acido-basique, équilibre entre le système sympathique et parasympathique, urine ni trop claire ni trop foncée, chaleur corporelle modérée, juste équilibre entre bonnes bactéries (85 %) et bactéries pathogènes (15 %), entre repos et activité physique. 

 

Bannissez ou évitez autant que possible les acides gras trans et huiles partiellement hydrogénées industriels (fast-food, plats industriels préparés en particulier les viennoiseries, pâtisseries, biscuits et autres friandises industrielles). Bannissez toutes les huiles végétales raffinées et les margarines de supermarché et tous les produits "allégés".

 

Pour la cuisson, utilisez de préférence uniquement des gras saturés (Huile de noix de coco VPPF désodorisée, ghee, beurre de cacao) pour les cuissons à haute température. Pour les cuissons à faible température, vous pouvez utiliser des huiles riches en graisses monoinsaturées, telles que la graisse de canard ou d’oie ou d’huile d’olive, en petite quantité. Ces huiles peuvent supporter une chaleur modérée car elles ont un point de fumée élevé. 

 

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Adam Nour

 

 

 

 

 

[1]2. Zhu Z, Parviainen M, Männistö S, Pietinen P, Eskelinen M, Syrjänen K, Uusitupa M. Vitamin E concentration in breast adipose tissue of breast cancer patients (Kuopio, Finland) Cancer Causes Control. 1996;7:591–595. doi: 10.1007/BF00051701. [PubMed] [Cross Ref]

 

 

[2]Ahmed M, Fayed S, Hossein H, Tash F. Lipid peroxidation and antioxidant status in human cervical carcinoma. Dis Markers. 1999;15:283–291. [PMC free article] [PubMed]

 

 

[3]Palace VP, Khaper N, Qin Q, Singal PK. Antioxidant potentials of vitamin A and carotenoids and their relevance to heart disease. Free Radic Biol Med. 1999;26:746–761. doi: 10.1016/S0891-5849(98)00266-4.[PubMed] [Cross Ref]

 

 

[4]Palace VP, Hill MF, Khaper N, Singal PK. Metabolism of vitamin A in the heart increases after a myocardial infarction. Free Radic Biol Med. 1999;26:1501–1507. doi: 10.1016/S0891-5849(99)00013-1. [PubMed][Cross Ref]

 

 

[5]Haffner SM. Coronary heart disease in patients with diabetes. N Engl J Med. 2000;342:1040–1042. doi: 10.1056/NEJM200004063421408. [PubMed] [Cross Ref]

 

 

[6]Siri-Tarino PW, Sun Q, Hu FB, Krauss RM. Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease. Am J Clin Nutr 2010;91:535–46.

 

 

[7]Mente A, de Koning L, Shannon HS, Anand SS. A systematic review of the evidence supporting a causal link between dietary factors and coronary heart disease. Arch Intern Med 2009;169:659–69.

 

 

[8]Astrup A, Dyerberg J, The role of reducing intakes of saturated fat in the prevention of cardiovascular disease: where does the evidence stand in 2010? Am J Clin Nutr. 2011 Apr;93(4):684-8. doi: 10.3945/ajcn.110.004622. Epub 2011 Jan 26.

 

 

[9] Chowdhury, R., Warnakula, S., Kunutsor, S. et al. (2014) Association of dietary, circulating, and supplement fatty acids with coronary risk: A systematic review and meta-analysis. Annals of Internal Medicine, 160(6), 398–406.

 

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