REFLUX GASTRIQUE, CARENCES, TROUBLES DIGESTIFS CHRONIQUES… ET SI VOUS SOUFFRIEZ D’HYPOCHLORHYDRIE ? ZOOM SUR CE FLEAU DES TEMPS MODERNES

February 18, 2020

 

 

 

Lorsqu'un problème de reflux gastro-œsophagien apparait, on a vite tendance à penser à une sur-acidité de l'estomac. On s'imagine un estomac qui est hyperactif, qui tourne en accéléré et secrète un excès d'acide chlorhydrique. 

Pourtant, il s’agit bien souvent du cas contraire : l’estomac ne dispose pas de suffisamment d’acide chlorhydrique, le sphincter s’ouvre et des sensations de brulure dans l’œsophage apparaissent. Ce phénomène est appelé "hypochlorhydrie" et il n'est pas sans conséquences sur la santé générale. Il peut provoquer une myriade d'autres symptômes tels qu'une prolifération microbienne pathogène dans le système digestif et/ou plusieurs carences nutritionnelles.

 

 

Les signes principaux de l’hypochlorhydrie :

 

  • Des remontées acides après les repas et pendant la digestion. En effet, la valve (le sphincter) au-dessus de l’estomac dispose de récepteurs. Celle-ci s’actionne, c’est-à-dire qu’elle se ferme lorsqu’elle perçoit suffisamment d’acide dans l’estomac. Si vous avez des remontées, cela indique donc très probablement que vous n’avez pas suffisamment d’acide.  

  • Des difficultés à digérer les protéines.

  • Une digestion qui stagne au niveau de l’estomac, avec parfois des crampes ou parfois des brulures au niveau du sternum. En effet, l’activité enzymatique est accompagnée d’une activité musculaire, avec les muscles lisses de l’estomac exerçant un mouvement de mélange, un peu comme une machine à laver. Lorsque l’activité enzymatique est trop basse (manque d’acides), l’activité musculaire doit compenser cette déficience. Ceci mène souvent à la crampe d’estomac.

  • Des éructions fréquentes / mal odorantes.

 

Les causes du manque d'acide chlorhydrique :

 

 

Les causes participant à l’hypochlorhydrie sont multiples et variées :

 

1. La consommation excessive de glucides ;

2. Certaines carences en éléments nutritifs. Il doit en effet y avoir suffisamment de chlorure, de sodium et de zinc pour produire de l’acide chlorhydrique ;

3. Le stress provoque une sécrétion continuelle d’adrénaline ce qui provoque une inhibition de la production d’acide chlorhydrique ;

4. La consommation excessive d'alcool ;

5. Les allergies et l’histamine diminuent le taux d’acide chlorhydrique ;

6. L’utilisation des neutralisants acides, des suppresseurs d'acide ou des inhibiteurs de la pompe à protons qui ont par définition pour objet de réduire l’acide chlorhydrique ;

7. La consommation d’eau alcaline au cours de repas.

 

 

Les conséquences de l’hypochlorhydrie :

 

Une hypo-acidité, qu’elle soit constitutionnelle ou provoquée par les antiacides, entraîne :

  • Une stagnation de la nourriture dans l’estomac. En effet, les cellules des parois de l’estomac sécrètent du suc gastrique contenant de l'acide chlorhydrique et des enzymes qui transforment les aliments en une bouillie claire appelée « chime ». En principe, les aliments devraient séjourner dans l'estomac de 1 à 4 heures. En cas d’hypochlorhydrie, les aliments ne sont pas correctement décomposés et stagnent dans l’estomac.  

  • Une mauvaise digestion des protéines : L’estomac fabrique le pepsinogène, qui en présence d’une quantité suffisante d’acide chlorhydrique se transforme en pepsine, une enzyme permettant de digérer les protéines, en les transformant en peptides, et ensuite en acides aminés. En cas d’hypochlorhydrie, cette conversion est mise à mal.

  • Un reflux gastro-œsophagien épisodique ou chronique ; 

  • Une mauvaise absorption du calcium (avec un risque au long-terme d’ostéoporose), du zinc, du magnésium, de la vitamine B12 et du fer, avec toutes les conséquences attribuées à ces carences ;

  • La pénétration de virus et bactéries (dont Helicobacter Pilory) qui n’auraient pas survécu si l’acidité de l’estomac était en quantité suffisante, et donc au minimum un risque accru de dysbiose, d’infestation parasitaires, de candidose et de SIBO ;

  • Une hernie hiatale : l’estomac remonte au-dessus du diaphragme car l’acidité remonte.

 

 

Comment distinguer une hypochlorhydrie d’une hyperchlorhydrie ?

 

Une acidité ressentie le ventre vide, juste avant un repas par exemple, et amélioré par la nourriture est plutôt signe d’hyperacidité.

 

 

Comment savoir si je suis en hypochlorhydrie ?

 

Pour déterminer votre niveau d’acidité chlorhydrique, vous pouvez faire le test du bicarbonate de soude : Buvez 3 fois par jours, avant chaque repas, 100 ml d'eau dans lequel vous aurez dissous 1/4 de cuillère-à-café de bicarbonate de soude Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de votre estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). 

 

  • Si vous éructez de façon marquée  dans les 2 premières minutes, et mieux dans la première minute qui suivent, vous avez en principe suffisamment d'acide chlorhydrique dans l'estomac.

  • Si vous éructez entre 2 minutes et 5 minutes, une hypochlorhydrie est possible.

  • Si l’éructation arrive au-delà de 5 minutes, vous souffrez très probablement d'un manque d'acidité gastrique. 

 

Répétez le test pendant 5 jours consécutifs pour avoir une image précise de votre situation.

 

 

La stratégie principale à adopter en cas d’hypochlorhydrie

 

En cas d’hypochlorhydrie confirmée par le test du bicarbonate de soude, la meilleure chose à faire est de vous supplémenter en bétaine HCL, un acide aminé indispensable à la production de suc gastrique.

 

Faites le test du challenge avec des comprimés de bétaine HCL pour déterminer votre dosage idéal : vous prenez une gélule de bétaine en début de repas. Si tout va bien, passez le lendemain à 2 gélules en début de repas. Si tout va bien, passez le surlendemain à 3 gélules en début de repas et ainsi de suite jusqu’à ressentir une gêne, une sensation de brulure, de chaleur, au niveau du thorax. Lorsque vous commencerez à ressentir une gêne au niveau du thorax/de l’estomac, alors diminuez d’une gélule et vous aurez votre dosage idéal. 

 

NB : Il est préférable de pratiquer cette méthode au cours d’un repas relativement conséquent incluant idéalement des protéines. 

 

Si vous ne supportez même pas 1 gélule, alors ne prenez rien du tout, et envisagez les stratégies suivantes à l’aide de votre conseiller en naturopathie. 

 

 

Que faire si je suis en hypochlorhydrie mais que je ne tolère pas la bétaine HCL ?

 

Il arrive que des personnes en hypochlorhydrie ne tolèrent pas la moindre dose de bétaine HCL.


Cela survient généralement en cas d’inflammation de la muqueuse de l’estomac par des bactéries pathogènes. Comme expliqué, l’acidité gastrique joue un rôle d’inhibition de la croissance bactérienne et évite la multiplication de colonies dans le tractus digestif et respiratoire. En cas d’hypochloydrie, les bactériennes se multiplient et se nourrissent de la muqueuse de l’estomac. Plus cette inflammation est importante, et plus la supplémentation en bétaine HCL risque d'être mal supportée. 

 

Dans ce cas-là, il faudra commencer par désenflammer l’estomac à l’aide de plantes adaptées (on pourrait citer la racine de guimauve, l'aloe vera, l'orme rouge, la racine de réglisse, les feuilles de plantes et les fleurs de calendule), tout en continuant la stratégie d’augmentation du taux d’acide chlorhydrique via des méthodes plus douces et généralement mieux tolérées, telles que :

 

  • La supplémentation en zinlori : Cette substance répare les cellules pariétales qui composent la paroi des glandes gastriques qui sécrètent de l'acide chlorhydrique (HCl) grâce aux pompes H+/K+ ATPase et aux canaux chlores, ainsi que le facteur intrinsèque, nécessaire à l'absorption de la vitamine B12.  

 

  • Le jus de céléri à jeun : vous pouvez voire tous les matins à jeun 500 ml jus de céleri-branche frais. Utilisez à cet effet un extracteur à jus ou un blender suivi de la passoire. Il est conseillé de boire le liquide sans attendre pour éviter l’oxydation des acides.

 

  • L’utilisation de plantes amères : Les plantes amères augmentent la production de tous les liquides digestifs, y compris l’acide chlorhydrique. Elles permettent également de tonifier le sphincter œsophagien inférieur qui est souvent en sous-activité et qui est comprimé par les gaz résultant de la fermentation bactérienne.  Les plantes amères se prennent en petite quantité avant et après les repas.  

 

 

Quels autres axes pour compléter le protocole ?

 

Le protocole envisagé par le thérapeute devrait également considérer les stratégies suivantes : 

 

 

  • Limiter la formation de gaz avec une alimentation propice, et une supplémentation en probiotique et en plantes carminatives.

  • Travailler sur l’alimentation.

  • Soulager les brûlures et protéger la muqueuse œsophagienne grâce à une synergie de plantes médicinales adaptées.

  • Travailler sur la gestion du stress et les conditions du repas.

  • Combler les carences provoquées par l’hypochlorhydrie à l’aide d’une supplémentation ciblée.

 

Seul ce modèle holistique permettra de solutionner l’hypochlorhydrie chronique de manière définitive.

 

Le choix des plantes amères, carminatives, anti-inflammatoires et de la supplémentation dépendra de l'image d'ensemble de la personne, de ses déséquilibres de terrain, et des possibles contre-indications. 

 

 

 

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