MES 6 PLANTES PRÉFÉRÉES POUR COMBATTRE LA BABESIOSE

April 3, 2019

 

La babésiose est une infection causée par un parasite de la même famille que les Plasmodium qui sont responsables du paludisme. Il en existe une centaine d’espèces dont Babesia microti, Babesia duncani et Babesia theileria equi. Ces protozoaires commencent leur développement dans les lymphocytes (globules blancs) et infectent ensuite les globules rouges jusqu'à les faire éclater. 

 

SYMPTÔMES 

 

Les symptômes ressemblent à ceux de la malaria et incluent : une fatigue extrême, des sueurs nocturnes, des frissons, une urine foncée ou rouge, une anurie, des maux de tête, une pression crânienne, de la fièvre et un syndrome de détresse respiratoire. Dans certains cas, les patients peuvent connaître des épisodes de dépression, des étourdissements, des vomissements, des saignements, de l'anémie, un gonflement de la rate, de l’insuffisance cardiaque congestive, de l'insuffisance rénale, des pétéchies, des ecchymoses, de la jaunisse, un œdème pulmonaire, un infarctus du myocarde, de l'anorexie ou une encéphalopathie. Les symptômes peuvent varier en intensité. Puisque la rate élimine les globules rouges infectés et joue un grand rôle dans le contrôle de l’infection, cette co-infection est bien plus dangereuse chez les personnes non splénectomisées (ayant subit une ablation de la rate) ou souffrant d’une pathologie de la rate. 

 

DIAGNOSTIQUE

 

Si vous pensez avoir contracté la babésiose, un examen microscopique des globules rouges déterminera si le parasite est présent ou non. Cette méthode n’est cependant fiable qu’au cours des deux premières semaines de l’infection et à certains stades du cycle de vie du parasite. Par ailleurs, la majorité des tests commerciaux n’identifient actuellement que deux espèces de Babesia d’Amérique du Nord (Babesia microti et Babesia duncani) mais des infections de type Babesia divergens ont aussi été détectées en Amérique du Nord. En Europe, les infections chez l’être humain peuvent être causées par d’autres espèces de Babesia telles que Babésia divergens et Babésia venatorum. Plusieurs analyses peuvent être nécessaires. Un simple résultat d’analyse négatif n’exclut donc pas nécessairement une infection. Le test PCR (réaction de polymérisation en chaîne) peut être utilisé pour détecter l’ADN Babesia dans le sang. Il existe aussi des analyses qui peuvent déterminer si des anticorps dirigés contre Babesia sont sont présents dans le sang (technique d'immunofluorescence directe). Les analyses sont très souvent envoyées au laboratoires Biomnis (Eurofins) et ne sont plus remboursées par la sécurité sociale. Tout comme pour la borreliose de lyme, le diagnostic devrait donc être posé cliniquement, à l’observation des symptômes et des réactions aux traitements.

 

REMÈDES NATURELS 

 

Les plantes intéressantes en cas de babésiose sont :

 

  • Sida acuta (Sida carpinifolia) : Elle a une efficacité prouvée contre les parasitoses (Caceres et al., 1987 ; Coee et Anderson, 1996). En Afrique de l’ouest, particulièrement au Burkina Faso, le sida acuta est utilisé pour soigner beaucoup de maladies tel le paludisme. Banzouzi et al. (2002 et 2004) ont montré que les activités antimalariques de Sida acuta sont dues à la cryptolépine (5-méthylindolo (2-3b)-quinoline), un alcaloïde naturel qui a été isolé pour la première de Cryptolepis triangularis (Clinquart, 1929). Le mode d’action de la cryptolépine contre le Plasmodium n’est pas encore clairement élucidé. On pense que la molécule peut agir de deux façons différentes. La cryptolépine est bien connue pour être un agent intercalant dans l’ADN avec une forte affinité pour les séquences riches en guanine et en cytosine (Bonjean et al., 1998 ; Guittat et al., 2003). La molécule pourrait aussi agir suivant le même mode d’action que la chloroquine et les autres dérivées aminoquinolines en inhibant la détoxification de l’hème produite par le parasite dans l’érythrocyte lors de la digestion de l’hémoglobine (Lisgaten et al., 2002 ; Arzel et al., 2001). Dosage: 40 gouttes de la teinture, 3 fois par jour. Large spectre d’action sur les co-infections vectorielles à tiques (bartonnelose, chlamydia, mycoplasma) et cértains rétrovirus.

 

  • Artemisia annua (Sweet wormwood ou Sweet Annie en anglais): Elle est très connue dans la lutte contre le paludisme et le neuro-palu (parasite du sang de la même famille que Babesia).  Elle est active non seulement contre le Plasmodium mais également les protozoaires suivants : Schisostoma (bilharziose), Lepstopspira, Leishmania donovani, Eimeria tenella, Trypanosoma brucei, Giardia duodenalis, Babesia divergens, Neospora caninum, Toxoplasma gondii ou encore contre les virus tels que celui de l’hépatite B. Attention : cette plante ne peut être prise en continue, elle nécessite un protocole pulsé. Les infections présentes depuis longtemps peuvent nécessiter un traitement sur plusieurs mois. Dosage: Le protocole dure en principe 3 mois. Le premier jour, prendre 3 à 5 grammes en plusieurs prises tout au long de la journée, puis diminuer de 0.5g chaque jour jusqu'à la dose de maintien de 0.5g, 1 à 3 fois par jour pendant 3 semaines. Arrêt 10 jours. Ensuite, prendre pendant 2 mois 0.5g, 1 à 3 fois par jour pendant une semaine, suivi de 3 jours de pause.  Répéter la cure pendant 4 mois supplémentaires, soit un mois de plus que la durée de vie moyenne d’un globule rouge fabriqué par la moelle épinière.

 

NB : Ne pas confondre avec "Artemisia Absynthium" (Wormwood), aussi appelée Absinthe, qui est utilisée dans les protocoles anti-parasitaires avec le brou de noix noire. Ni avec l'Artémisinine qui est un extrait chimique. D’ailleurs on voit qu’une autre espèce d'artemisia, l’Artemisia afra, est elle aussi extrêmement efficace contre la malaria et elle ne contient pas d’artémisinine, preuve qu’une fois de plus, l’obsession du composant actif est un leurre. On a recensé plus de 400 composants dans la plante, plus de 20 sont antipaludiques. C’est cette synergie de composants qui fait son efficacité. L'armoise vulgaire (Artemisia vulgaris) peut aussi éventuellement être utilisée, elle est juste un peu moins puissante et spécifique.

 

  • Cryptolepsis (Cryptolepis sanguinolenta): Traditionnellement utilisée dans le traitement contre la malaria [1], elle est moins efficace que les deux premières mais reste intéressante. Dosage : 40 gouttes de la teinture, 3 fois par jour.

 

  • Céanothe d'Amérique (Ceanothus americanus ou red root en anglais) : Elle est utilisée lorsqu’il y a de l’inflammation, de l’infection ou de l’enflure au niveau des ganglions, des amygdales, de la rate, de l’appendice ou du foie. Elle pourra faire partie d’un protocole pour soutenir la rate et aider à l’élimination du parasite via le système lymphatique. Dosage : 20-30 gouttes 3 fois par jour. Ne pas utilisez en même temps que des médicaments coagulants, anticoagulants ou lors de troubles de coagulation du sang et lors de la grossesse.

 

  • L’eupatoire perfoliée (aussi appelée eupatoire blanche, Eupatoire perfoliatum en latin, boneseten en anglais) : l'utilisation des plantes aériennes avant utilisation des fleurs est particulièrement intéressante pour traiter les symptômes qui accompagnent la babésia, lorsque celle-ci est accompagnée de douleurs dans les « os » et les muscles, de fièvre et de frissons intermittents. Elle va aider à faire aboutir la fièvre et réduire les douleurs qui l’accompagnent. Dosage : en teinture, 2 à 4 ml 3 fois par jour (aiguë ; 1:5, 45 % d’alcool). Parce qu’elle contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques, évitez son usage prolongé. 

 

  • Le sureau (Sambucus canadensis ou Sambucus nigra en latin, Elderberry en anglais) : C’est une autre diaphorérique froide intéressante en cas de fièvre intense et récurrentes comme dans le cas de la babésiose. Les fleurs et baies de sureau ouvrent les pores de la peau et présentent un intérêt supplémentaire pour les co-infections virales transmises ou réactivées par la piqure de tique. Dosage : 3 tasses par jour d'infusin chaude, jusqu'à une à l'heure pour les crises. Préférable de la faire avec les fleurs (fraîches ou sèches) à raison de 1 c. à thé (5 ml) de fleurs sèches et de 2 c. à thé (10 ml) de fraîches par tasse d'eau. Même chose pour les fruits.

 

 

[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2956313/

 

 

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